BPCO – MALADIES PULMONAIRES ET DIABETE

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Nouvelles recherches sur le diagnostic et le traitement des maladies pulmonaires chroniques.

Les symptômes courants de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), une maladie chronique pulmonaire, (ou MPOC) sont la toux, la respiration sifflante et l’essoufflement.

Pour les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique, les tâches les plus simples au jour le jour peuvent devenir des défis physiques et émotionnels énormes. « Lacer ses chaussures ou mettre un pantalon peut rendre certaines personnes à bout de souffle », dit Michael Machuzak, médecin, dans le département des maladies pulmonaires, de la Cleveland Clinic.

La BPCO se réfère à un groupe de maladies qui causent des difficultés respiratoires. Elle comprend l’emphysème, dans lequel les alvéoles pulmonaires sont endommagés, la bronchite chronique, où la muqueuse des bronches qui transportent l’air vers et depuis les poumons devient enflammée. Parmi les symptômes les plus courants ont relève, la toux qui peut être chronique, la respiration sifflante et l’essoufflement.

Bien que le tabagisme soit la principale cause de la BPCO, il existe aussi des facteurs génétiques et des risques environnementaux tels que la pollution de l’air. En Juin 2015 le rapport de la Commission Lancet sur la santé et les modifications climatiques attire l’attention sur les changements défavorables de la pollution atmosphérique comme menace pour la santé publique. Les personnes qui habitent en zone urbaine ont plus de chance de développer cette pathologie que celles habitants en campagne.

« Au total, la pollution de l’air par les particules fines est estimé être responsable de plusieurs millions de décès supplémentaires à l’échelle mondiale en 2012, principalement en raison de maladies respiratoires et cardiovasculaires qu’elles induisent », indique ce rapport. « Leurs effets sont amplifiés par les changements de température ambiante, la fréquence des précipitations, et la stagnation de l’air, tous essentiels à la formation de polluants de l’air, le transport, la dispersion et le dépôt ».

Obtenir le bon diagnostic.

Des études ont montré qu’un mauvais diagnostic de la BPCO est un problème grave. Beaucoup de gens rejettent les premiers symptômes en disant qu’il ne s’agit que de la « toux du fumeur » ou d’un essoufflement lié à un problème de forme. En conséquence, ils ne cherchent pas plus d’aide médicale jusqu’à ce que la maladie soit avancée et moins sensible au traitement.

La recherche suggère aussi que la BPCO est souvent diagnostiquée à tort. Une étude du Centre Saint Elizabeth Health de Youngstown, Ohio, a démontré que plus de 40% de patients traités pour la BPCO dans une clinique avait été mal diagnostiqué. La raison : Les patients ont été diagnostiqués sur la base de symptômes et non pas en fonction d’un test des fonctions pulmonaires, la spiromètrie.

« Les patients qui fument peuvent avoir un essoufflement, les médecins présumeront alors qu’ils sont porteur d’une BPCO », dit Joshua Diamond, de l’Hôpital de l’Université de Pennsylvanie. « Il y a beaucoup d’autres maladies liées au tabagisme et à l’essoufflement ». Il reconnaît que « l’essoufflement, la toux et l’expectoration peuvent indiquer d’autres problèmes comme des allergies respiratoires, ou peuvent être des symptômes liés à des problèmes cardiaques ou être simplement lié à un problème de surpoids ».

Des mesures de spiromètrie déterminent combien les poumons des patients peuvent contenir d’air et à quelle vitesse ils peuvent inspirer et expirer. Les personnes atteintes de BPCO ont une capacité respiratoire défaillante. « A l’image d’un tuyau plus petit par rapport à un autre plus large », dit Ashley Henderson, directeur des maladies pulmonaires de l’Université de North Carolina School of Medicine, « Vous pouvez sortir l’air d’un petit tuyau, mais cela prend plus de temps par rapport à celui qui est plus large ». Si vous avez des symptômes de la BPCO, demandez à votre médecin un test de spiromètrie et affinez les résultats avec d’autres options de ce test. De simples radiographies pulmonaires, par exemple, peuvent détecter d’autres problèmes pulmonaires.

Traitement et thérapie

Pour les patients qui fument, la première étape est évidement d’arrêter de fumer, mais cela peut être l’étape la plus difficile et la plus longue à prendre. Toutes les statistiques montrent malgré tout que près de 40 % des personnes diagnostiquées avec une BPCO continuent à fumer. « Les gens développent de fortes associations psychologiques au tabagisme (addiction) notamment pendant la conduite, à la fin d’un repas ou devant une tasse de café », explique le Dr Machuzak. Votre médecin peut vous conseiller sur les programmes de sevrage du tabagisme, et vous donner les informations sur les groupes de soutien disponible près de chez vous. Ne restez pas seul(e), parlez-en.

Il existe de nombreux médicaments disponibles pour traiter la BPCO. Certains sont des bronchodilatateurs qui aident à ouvrir ou détendre les voies respiratoires. D’autres contiennent des stéroïdes ou des médicaments anti-inflammatoires, pour diminuer l’inflammation ou augmenter la quantité de mucus dans les voies respiratoires. Le but de tous ces médicaments est le même : diminuer la résistance des voies aériennes et faciliter la respiration.

Bien que l’exercice physique puisse améliorer la santé physique et mentale d’un patient atteint de BPCO, la recherche a montré que les personnes diagnostiquées avec cette maladie chronique deviennent souvent moins actifs physiquement. C’est tout le paradoxe. On devrait au contraire, développer une activité physique, comme la marche, pour entretenir sa respiration.

L’inactivité peut provoquer dans ce cas des problèmes liés à la fonction cardiaque et à une atrophie de la masse musculaire. La réadaptation pulmonaire est « une combinaison d’exercice et une rééducation », dit Machuzak. La marche à pied, le vélo et les exercices physiques du haut du corps, peuvent améliorer les conditions de vie du malade. C’est aussi un moyen pour ces personnes d’en rencontrer d’autres avec les mêmes problèmes, cela leur permet de partager leurs préoccupations et d’échanger des réflexions sur la vie avec la BPCO.

Le soutien social est important pour les patients atteints de BPCO, on estime que 40 % d’entre eux souffrent de symptômes dépressifs ou d’une dépression chronique. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un diagnostic de BPCO peut augmenter le risque de dépression et d’anxiété. Une incapacité à faire des choses que vous aimiez faire, des problèmes de sommeil et des troubles de l’appétit conduisent à la dépression. « Lorsque vous avez à penser à ce que vous vous apprêtez à faire et que vous vous demander si vous aurez assez de souffle pour le faire, cela peut vraiment porter sur le psychisme, » dit Machuzak.

Une étude 2013 de l’Université de Pittsburgh sur la réadaptation, suggère un lien physiologique entre l’inflammation du poumon et la dépression. « Nos résultats prouvent qu’il y a une relation forte entre la dépression et des caractéristiques de la BPCO, l’inflammation systémique », dit le chercheur Hilary Strollo. « Tout ce que nous pouvons faire pour améliorer la façon dont les patients atteints de BPCO se sentent, c’est d’améliorer l’aide à leur apporter à long terme », ajoute le Dr Henderson. « Comme c’est une maladie chronique, nous devons en faire en sorte que la personne puisse vivre avec ».

Patrick Rossi

 

 

 

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BPCO - MALADIES PULMONAIRES ET DIABETE
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Pour les personnes atteintes de maladie pulmonaire obstructive chronique, les tâches les plus simples au jour le jour peuvent devenir des défis physiques et émotionnels énormes. "Lacer ses chaussures ou mettre un pantalon peut rendre certaines personnes à bout de souffle", dit Michael Machuzak, médecin, de la Cleveland Clinic.
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