INTOLERANCE AU GLUTEN – 12 SIGNES

intolérance au gluten - 12 signes

Les 12 signes d’intolérance au gluten

Rien ne dit que vous soyez sensible ou intolérant au gluten. Plus encore, le test sanguin pour détecter la maladie cœliaque que vous avez demandé, est négatif. Toutefois cela ne fait pas de vous quelqu’un qui le supporte très bien. Etre sensible ou intolérant au gluten ne relève pas de snobisme ou d’une quelconque mode comme beaucoup de gens le pense aujourd’hui.

Beaucoup plus de personnes que l’on croit sont simplement sensibles au gluten et cela leur causent des problèmes de santé qui sont souvent important voir handicapant dans la vie de tous les jours. Vous pouvez, vous aussi, souffrir de ces symptômes, il se peut même que vous ayez une sensibilité au gluten non-cœliaque. Nous reviendrons régulièrement dans des articles sur le gluten, tant ce problème est devenu récurent.

Voici 12 signes d’intolérance au gluten qu’il ne faut pas négliger. Attention, ces signes peuvent être attachés à d’autres pathologies. Si vous aviez l’une d’entre elles, alors vérifiez que ce ne soit pas le gluten qui soit à l’origine de cette pathologie.

 

  1. Migraines

Les maux de tête sont des symptômes de beaucoup de problèmes médicaux. Elles peuvent être combinées avec de la diarrhée, une carence en fer ou une éruption cutanée. Si votre migraine commence une heure ou deux après l’ingestion d’aliments contenant du gluten, c’est très révélateur d’une sensibilité au gluten non-cœliaque. Le seul moyen de vérifier est de supprimer les aliments contenant du gluten, comme le pain, les viennoiseries, les pâtes et certains plats préparés.

  1. dépression et l’anxiété

La dépression est un problème de santé grave pour beaucoup de gens. Les symptômes de dépression peuvent inclure des sentiments de désespoir, de manque d’intérêt, un manque d’énergie, des changements d’appétit, des problèmes de sommeil, la colère, et plus encore. Certains patients ne prennent aucun médicament pour corriger ces déséquilibres persistants. Cependant, les causes sous-jacentes de la dépression ne sont malheureusement pas étudiées. C’est bien dommage, surtout s’il s’agit de problèmes physiologiques.

La recherche confirme maintenant que la maladie cœliaque et l’intolérance au gluten sont liées à la dépression, auxquels s’ajoutent, l’anxiété et les troubles de l’humeur. Une fois que le gluten est retiré de l’alimentation, l’anxiété et la dépression disparaissent progressivement.

Les symptômes de l’anxiété vont souvent de paire avec la dépression, difficile de se détendre ou de penser clairement. Certains peuvent éprouver des sensations de panique, de pertes de contrôle, arythmie cardiaque, des douleurs à la poitrine, des difficultés à respirer ou la sensation d’un prochain évanouissement. Ces crises d’angoisse qui donnent les mêmes symptômes qu’une crise cardiaque serait liées à l’absorption de gluten. Il est donc important d’en être conscient pour pouvoir faire la distinction. Il est tout aussi important d’avoir de régulières visites chez son cardiologue.

  1. symptômes gastro-intestinaux

Les signes de sensibilité ou d’intolérance au gluten peuvent être présents dans les différentes parties de votre corps. Les problèmes gastro-intestinaux sont quelques-uns des symptômes les plus courants, en particulier chez les nourrissons et les enfants. On tient rarement compte des fréquent maux de ventre de nos enfants, et pourtant…

Ces maux comprennent des douleurs abdominales, des gaz, des ballonnements, des diarrhées, une perte d’appétit, des constipations, nausées et vomissements. Parce que beaucoup de ces symptômes gastro-intestinaux sont présents dans d’autres maladies, telles que la maladie de Crohn, le syndrome du côlon irritable, une intolérance au lactose, la diverticulite et les maladies intestinales inflammatoires, le diagnostic de l’intolérance au gluten peut être long à envisager et à détecter.

Les personnes présentent souvent des symptômes différents en même temps que la recherche de l’intolérance au gluten, ce qui rend encore plus difficile le diagnostique. Une personne peut se présenter avec une constipation et des ballonnements, tandis qu’une autre peut présenter une diarrhée intermittente ou pas de symptômes gastro-intestinaux du tout. La recherche n’est donc pas simple et reste difficile à vivre.

  1. cerveau

Être incapable de penser clairement est très difficile à vire. Lorsque vous vous sentez déconnecté ou tout simplement « hors de vous », la concentration et l’attention deviennent délicates. Le gluten provoque un effet que l’on connaît sous le nom de « cerveau brumeux » chez les personnes sensibles ou intolérantes.

Alors qu’il est toujours difficile de quantifier la part de gluten qui induit ce « brouillard dans le cerveau », les chercheurs, dans une étude réalisée en 2002, publiée dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, ont trouvé qu’il peut y avoir des réactivités croisées significatives des anticorps IgG (l’immunoglobuline la plus abondante distribuée dans le sang et les tissus) au gluten et d’autres anticorps différents qui pourrait entraîner ce problème de brouillard mental. Ces anticorps peuvent à leur tour provoquer une inflammation qui peut aggraver l’état. Les fonctions cognitives sont donc altérées, à surveiller…

  1. Kératose pilaire

A l’origine, une affection génétique sans gravité que l’on nommait « peau d’orange ». Aussi connu sous le nom de « peau de poulet », cette pathologie est présente sur le dos et sur les bras. On dit aussi : « avoir la chaire de poule » mais celle-ci devient permanente. Cette modification de la peau est du à une carence en acide gras et une carence en vitamine A liées à un syndrome de mauvaise absorption de graisse perturber par le gluten dans l’intestin.

  1. Fibromyalgie

Certains experts médicaux, de plus en plus nombreux, avancent l’hypothèse que la fibromyalgie est un symptôme, non une maladie. Cette inflammation du tissu conjonctif est l’un des signes les plus forts de l’intolérance au gluten. En résumé, le corps pense que le gluten est un ennemi et envoie des anticorps pour le détruire. Ces anticorps qui ne le reconnaissent pas, détruisent alors la muqueuse de l’estomac et des intestins. Tout comme avec les douleurs articulaires, l’inflammation pourrait se présenter dans toutes les autres parties du corps. Si un médecin vous dit que vous avez la fibromyalgie, essayez d’éliminer tout de suite les produits contenant du gluten et voyez comment vous vous sentez après.

  1. Fatigue extrême

Vous avez l’impression de ne jamais dormir suffisamment ? Même si vous aviez une quantité suffisante de sommeil chaque nuit, au réveil vous avez le sentiment d’être épuisé. Le gluten contribue à un sentiment de morosité et de fatigue de plusieurs manières. Quand votre corps est dans un état d’inflammation, il dépense beaucoup d’énergie à traiter les protéines de gluten. C’est au détriment des énergies nécessaires pour d’autres processus corporels normaux. Lorsque vous prenez votre petit déjeuner avec des tartines de pain (blé=gluten), vous relancez l’inflammation pour une partie de la journée et le sentiment de fatigue perdure.

  1. symptômes neurologiques

Certaines personnes atteintes de cette sensibilité ou intolérance commencent à ressentir différents symptômes neurologiques qui peuvent vraiment inhiber leur capacité à fonctionner. Des événements comme, des pertes d’équilibre, une réduction de la coordination ou des épisodes d’étourdissements peuvent se produire.

Ceux-ci se produisent généralement environ une heure après avoir mangé un repas ou une collation qui contient du gluten. La encore, il est facile de le vérifier en supprimant pendant quelques temps, les produits alimentaires contenant du gluten. Une surveillance des étiquetages est impérative.

  1. Maladies auto-immunes

Parce que l’inflammation et l’exposition prolongée au gluten peuvent mettre le corps en état d’alerte, les maladies auto-immunes se développent fréquemment chez les personnes qui sont intolérantes au gluten. Ces maladies comprennent entres autres, le lupus, le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, la rectocolite hémorragique, la sclérodermie, la thyroïdite de Hashimoto, la sclérose en plaques.

  1. Problèmes hormonaux

Différents problèmes hormonaux peuvent se produire en cas de sensibilité ou d’intolérance au gluten. La recherche se penche actuellement sur la relation possible entre ces intolérances et le syndrome des ovaires polykystiques, le syndrome prémenstruel et la fertilité inexpliquée chez la femme.

On pense que l’absorption de gluten pourraient détériorer les fonctionnements hormonaux et il n’est plus exclus que le gluten soit en cause dans l’apparition du diabète de type 2. Des recherches sont en cours sur ce sujet. Les premiers résultats tendraient en ce sens.

  1. Problèmes de peau

La dermatite herpétiforme peut se produire si vous avez une intolérance au gluten. Les anticorps libérés au moment de l’ingestion du gluten peuvent provoquer sous la première couche de la peau, des cloques et des démangeaisons.

Cette condition peut être le seul signe de l’intolérance au gluten chez certaines personnes. Les symptômes comprennent des démangeaisons de la peau qui sont souvent douloureuses au toucher. L’éruption peut se développer dans les zones en relief de la peau qui se transforment en petites cloques purulentes lesquelles donnent d’intenses démangeaisons.

Les problèmes de peau apparaissent généralement sur les coudes, les genoux, les fesses, le visage, le cuir chevelu et des épaules. Si vous ressentez des symptômes de la dermatite herpétiforme, suivez un régime sans gluten pour éviter d’endommager votre intestin.

  1. Perte ou gain inexpliquée de poids

Pour certains, la mauvaise nutrition et la perméabilité intestinale due à une sensibilité ou une intolérance au gluten, entraînent la perte de poids non désirée, malgré l’apport régulier de calories qui peut avoir des effets dangereux.

D’autre part, le gluten peut déclencher l’inflammation systémique dans le corps qui peut entraîner alors un gain de poids. Arrêter de consommer des produits contenant du gluten en guérissant l’intestin avec une alimentation saine peut restaurer le poids à des niveaux normaux de bonne santé.

Comment tester pour l’intolérance au gluten

La sensibilité au gluten non-cœliaque est diagnostiquée par processus l’élimination. Les experts recommanderont tout d’abord des tests pour évaluer une allergie au blé et à la maladie cœliaque. Si elles sont négatives, alors votre médecin peut recommander un régime alimentaire sans gluten afin de vérifier que vos symptômes disparaissent. Si les symptômes s’améliorent avec régime sans gluten, alors vous avez probablement une sensibilité non-cœliaque au gluten.

Il est très important qu’un médecin compétent supervise tout ce processus. Il peut vous aider dans votre autodiagnostic et poursuivre avec des analyses plus pointues pour déterminer votre sensibilité exacte.

Comment prendre une décision finale

Tout d’abord, listez chaque symptôme unique que vous pensez avoir en précisant s’il est sporadique ou chronique. Ne faites pas d’hypothèses hasardeuses. Enumérez les, juste sans chercher à expliquer quoi que ce soit, Ensuite, faites un régime sans gluten pendant 60 jours. Si vous sentez que vous ne pouvez pas, cela peut vous indiquer que vous êtes accro au gluten. Paradoxalement, nous sommes souvent dépendants de choses pour lesquelles nous sommes allergiques. Persévérez !

Ce régime sans gluten interdit, le blé, le seigle, l’orge, l’épeautre, le kamut, l’avoine et le triticale qui sont des céréales contenant du gluten. Le quinoa, le sarrasin et le sorgho sont sans gluten. Pendant ce régime privilégiez le riz. Les aliments préparés contiennent très souvent du gluten qui est utilisé comme épaississant. Lire les étiquettes attentivement pour tous les produits et surtout de ceux que vous consommiez le plus. Vous aurez de désagréables surprises. Les taux de gluten et d’amidon modifiés sont souvent très importants.

Voici un site de référence, celiac.com, et la source pour tous les aliments. Le plus simple, pendant ce régime est d’ignorer les aliments transformés, les plats préparés, les sauces et les vinaigrettes toutes prêtes. C’est peut-être l’occasion de se remettre à faire la cuisine et de prendre conscience de ce que l’on mange.

Après la période de 60 jours, retournez sur vos notes et listez les symptômes qui persistent, puis comparez les deux listes. Si la plupart ont disparu, vous pouvez décider de maintenir votre régime sans gluten. Cela veut dire que vous étiez sensible au gluten. Si vous n’êtes sûr, revenez à votre ancien régime pour voir si ces symptômes reviennent. Après une période sans gluten de six mois, il peut être possible d’incorporer progressivement certains des aliments que vous aviez abandonné, cela sera sans conséquences. C’est seulement vous qui serez juge d’éliminer ou de prendre un de ces produits alimentaires. C’est de votre santé qu’il s’agit !

Patrick Rossi

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Anti-Spam * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.