METFORMINE – GLUCOPHAGE

metformine et glucophage

Ce qu’il faut savoir sur la Metformine

D’après l’INSERM, La metformine (ou chlorhydrate de metformine) est le médicament le plus prescrit pour traiter les patients atteints de diabète de type 2 (diabète non insulinodépendant). Cette molécule réduit l’hyperglycémie en diminuant la production de glucose par le foie.
C’est le médicament préconisé lorsque le régime alimentaire et l’exercice physique ne sont pas suffisants pour rétablir l’équilibre glycémique. Il est intéressant de noter que la guanine, une des molécules actives de la plante galega officinalis (le lilas d’Espagne) est connue et utilisée depuis le Moyen-âge pour ses vertus hypoglycémiantes. (Prochain article)

La guanidine chimique s’est rapidement révélée trop toxique. Des produits dérivés sont alors recherchés mais l’intérêt de cette recherche est éclipsé par la découverte en 1921 de l’Insuline et son utilisation avec succès dès 1922.

Il faut attendre un article publié le 1er juillet 2010 dans The Journal of Clinical Investigation, pour apprendre que c’est une équipe de chercheurs français qui a d’identifier le mécanisme non élucidé d’inhibition de la production hépatique de glucose par la metformine.

Dans cette nouvelle étude, Marc Foretz, chercheur au CNRS, Benoit Viollet, chercheur à l’Inserm et leur équipe (Inserm U1016, CNRS, UMR8104, Université Paris Descartes) démontrent que la modulation de l’activité de l’AMPK n’a pas de cons équence directe sur la régulation de la production de glucose par le foie. De plus, ils ont prouvé que le mode d’action à court terme de la metformine est indépendant de l’AMPK et d’un effet génique.

Par ailleurs, les chercheurs suggèrent qu’un autre mécanisme pourrait être impliqué dans l’action antidiabétique de la metformine sur le long terme. Ils proposent que l’activation de l’AMPK par la metformine pourrait améliorer la stéatose hépatique, une accumulation de lipides dans le foie fréquemment associée au diabète de type 2. Cette seconde voie déclencherait une meilleure sensibilité à l’insuline et empêcherait l’emballement de la production hépatique de glucose.

Ce travail a permis d’identifier un nouveau mécanisme permettant le contrôle de la production de glucose dans le foie et offre également des perspectives thérapeutiques dans le traitement de la stéatose hépatique.

Aujourd’hui, l’Association Américaine de Diabétologie (ADA, la Société francophone du diabète et la HAS (haute Autorité de Santé française), recommande la metformine en première intention.

Effets secondaires

La metformine est l’antidiabétique oral commercialisé en France depuis 1979 sous l’appellation de Glucophage®. Cette molécule est commercialisée sous diverses appellations et différentes marques. Mais ne nous y trompons pas, des effets secondaires ou indésirables s’appliquent à la metformine en solution buvable, en comprimé oral ou en comprimé oral à libération prolongée.

Certains effets secondaires non négligeables peuvent se produire avec l’utilisation de la metformine. Ils n’ont pas besoin de soins médicaux pour la plupart, mais sont parfois très désagréables. Le problème est que votre corps va s’habituer au médicament au cours du traitement et que ces effets secondaires finiront par disparaître ou que vous les aurez intégré à votre mode de vie.

Votre médecin peut également être en mesure de prévenir certains de ces effets secondaires et vous en parler. Si l’un d’eux persistait ou devenait gênant n’hésitez pas à poser des questions à leur sujet, consulter votre médecin ou pharmacien.

Les effets secondaires les plus importants sont :

  • Essoufflement, même avec un effort léger,
  • Gain de poids rapide
  • Fièvre anormale
  • Frissons
  • Courbatures
  • Symptômes de grippe.

Les effets secondaires moins importants comprennent :

  • les maux de tête
  • les douleurs musculaires
  • légères nausées
  • vomissements
  • diarrhées
  • gaz (souvent douloureux)
  • douleurs d’estomac.

Ce médicament peut provoquer une acidose lactique (accumulation d’acide lactique dans le corps, qui peut, à terme, être mortelle) et parfois une pancréatite aiguë, une inflammation rapide du pancréas (elle aussi potentiellement mortelle).
L’acidose lactique commence lentement et s’aggrave au fil du temps. Consultez rapidement votre médecin si vous avez des symptômes suivants :

  • Douleurs ou faiblesses musculaires
  • Sensation d’engourdissement ou de froid dans vos bras et/ou dans vos jambes
  • Difficulté à respirer
  • Sensation de vertige, étourdissement, fatigue anormale
  • Douleurs à l’estomac, nausées accompagnées de vomissements
  • Fréquence cardiaque lente ou irrégulière.

Mais n’exagérons rien, une acidose lactique reste très, très rare.

Aux Etats-Unis, des études de sécurité ont également été menées chez les mères allaitantes. Parce que le potentiel d’hypoglycémie peut exister chez les nourrissons, une décision médicale sera prise s’il faut arrêter le médicament pendant la grossesse et pendant l’allaitement. A ce jour, il n’y a pas d’études qui certifient de l’innocuité du produit pour un enfant allaitant.

Si vous devez passer une radiographie ou un scanner utilisant un colorant qui est injecté dans vos veines, vous devrez arrêter temporairement la prise de metformine. Une fois encore parlez-en à votre médecin ou au radiologue avant d’ingérer un produit de révélation pour une radiographie.
Evitez la aussi si vous avez des antécédents de maladies du foie ou de maladies cardiaques.

Enfin, il faut savoir que certains médicaments, et la liste est longue, peuvent être dangereux lorsqu’ils sont pris en même temps que la metformine. Là encore, seul votre médecin pourrai vous guider, mais soyez vigilent.

Une liste non exhaustive est disponible à l’adresse suivante : RXLIST.COM

Patrick Rossi

 

 


 

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