NOUVELLES DECOUVERTES

Melton-Yi, nouvelles découvertes

 

1 – Université d’Aberdeen

Des équipes de Cambridge, Edimbourg, Aberdeen et Chicago, ont publié dans la revue Nature Neuroscience leurs études qui offrent un espoir pour les diabétiques. Les scientifiques ont parcouru un pas de plus vers le développement de nouveaux traitements pour le diabète après avoir découvert comment le cerveau contrôle les niveaux de sucre dans le sang.

Un article du Web Medical journal du 23 janvier 2015 nous informe que les scientifiques de l’Université d’Aberdeen (Ecosse) ont fait des progrès vers un remède pour le diabète. Ces chercheurs ont constaté qu’un petit amas de cellules, profondément ancré dans le cerveau, est responsable de la détection des faibles niveaux de glucose et déclenche une réponse de l’organisme. On espère que la découverte mènera à des moyens plus efficaces et plus sûrs de contrôler le diabète et de stimuler les défenses de l’organisme contre la maladie.

Parallèlement une autre étude, réalisée avec des scientifiques de l’Université du Michigan, a constaté qu’une voie profonde dans une région du cerveau appelée « noyau parabrachial » est essentielle pour détecter le moment où les niveaux de sucre dans le sang chute. Les scientifiques ont aussi constaté que la voie contenait la cholécystokinine une hormone du cerveau (CCK), qui capte les niveaux de glucose dans le sang et orchestre la réponse du corps lorsque le niveau descend trop bas, afin de protéger le cerveau, gros consommateur d’énergie.

Cette voie connue, avait pourtant été négligée car elle était considérée comme responsable de la régulation de l’appétit et de l’anxiété. Les experts disent que la découverte sera importante pour environ 20 % des patients diabétiques qui souffrent d’épisodes réguliers graves, provoqués par l’hypoglycémie.

Le professeur Lora Heisler, de l’Université d’Aberdeen « Institut Rowett » département nutrition et santé, a déclaré : « Il est remarquable de constater que cette incroyablement petit ensemble de cellules dans le cerveau joue un rôle important dans le maintien d’une glycémie normale. Nous savions que les cellules de CCK dans le cerveau modifiaient des choses comme l’appétit et l’anxiété, mais qu’elles avaient été précédemment négligés parce que sans rapport avec les niveaux de sucre dans le sang ». Aujourd’hui cette piste est largement expérimentée.

Le Dr Martin Myers, de l’Université du Michigan (USA), ajoute que : « Les diabétiques prennent de l’insuline ou d’autres médicaments destinés à abaisser les niveaux de sucre dans le sang, mais s’ils prennent trop d’insuline par rapport à la quantité de glucose dans leur sang, cela peut causer une baisse du taux de sucre dans le sang et donc une hypoglycémie ».

« Lorsque les patients souffrent d’épisodes d’hypoglycémie répétés, ils peuvent développer une accoutumance qui les empêche de détecter les symptômes de baisse de leurs niveaux de sucre dans le sang. Pour ce groupe en particulier, nous espérons qu’il pourrait bénéficier de nos conclusions en ce qui concerne le rôle joué par la CCK ».

2 – Université d’Harvard

Le professeur Douglas Melton et Peng Yi ont annoncé qu’ils avaient identifié une hormone qui induit la reproduction de cellules bêta productrices d’insuline dans le pancréas, offrant l’espoir d’une meilleure façon de traiter le diabète de type 2.

Douglas Melton, co-directeur scientifique à la Harvard Stem Cell Institute en collaboration avec Peng Yi ont d’abord démontré l’efficacité de leur nouveau traitement chez les souris, mais ont depuis trouvé des preuves que ces mêmes voies sont actives chez l’homme. Melton espère que la betatrophine, l’hormone nouvellement découverte, sera approuvé pour les essais cliniques chez l’homme rapidement. « Si cela pouvait être utilisé chez les personnes », explique le Dr Melton, « cela signifierait qu’au lieu de prendre des injections d’insuline trois fois par jour, vous pourriez prendre une injection de cette hormone une fois par semaine ou une fois par mois, ou dans le meilleur des cas, et peut-être même une fois par an ».

L’hormone agit en provoquant la division des cellules bêta. Normalement, une seule sur mille ou une sur dix mille se divise en une journée. La Betatrophine augmente le taux de division de 30 fois chez les souris insulino-résistantes. Ces souris ont commencé avec seulement 10 % puis 15 % du complément normal des cellules bêta. Dans une expérience utilisant la betatrophine, Douglas Melton a pu tripler ces chiffres en une semaine.

Le Dr Melton cherche un remède pour le diabète depuis que son fils, et plus tard sa fille, ont été diagnostiqués avec le diabète de type 1, une maladie dans laquelle les attaques du système immunitaire tuent des cellules bêta productrices d’insuline. Il précise dans une interview que cette dernière découverte n’est pas encore susceptible d’être un traitement efficace pour le diabète de type 1, car il nécessite des cellules bêta existantes chez le patient : le traitement fonctionne en provoquant la division de cellules saines. Mais cela pourrait aider dans les premiers stades du diabète de type 1, avant que toutes les cellules bêta ne soient éliminées. « Si de futurs scientifiques trouvent un moyen d’arrêter l’attaque du système immunitaire sur les cellules bêta, la betatrophine pourrait devenir un traitement important, même pour le diabète de type 1″.

Le Dr Melton caractérise la découverte du 10 Février 2011, publiée en ligne le 25 Avril dans la revue Cell, comme un coup de chance. « Avant ce travail, nous savions que le nombre de cellules bêta chez les humains augmente pendant la grossesse et quand les gens sont en surpoids ou obèses. Ils ont besoin de plus de cellules bêta et d’insuline pour contrôler la glycémie. Nous avons étudié chez des souris enceintes et constaté que lorsque l’animal était enceinte, cette hormone était activée pour produire plus de cellules bêta ».

Dans un communiqué, l’Université d’Harvard, Bureau des Technologies du développement, Melton et Yi ont obtenu un accord de collaboration avec Evotec, une société allemande de biotechnologie qui a maintenant 15 scientifiques travaillant sur la betatrophine. Le composé a été cédé à Janssen Pharmaceuticals, une société qui a aussi des scientifiques travaillant sur la betatrophine en l’utilisation clinique.

Patrick Rossi

 

 

 

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Les scientifiques ont parcouru un pas de plus vers le développement de nouveaux traitements pour le diabète après avoir découvert comment le cerveau contrôle les niveaux de sucre dans le sang.
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