ET SI ON PARLAIT DE L’EAU.

si on parlait de l'eau.

Si nous sommes en tête au niveau mondial, c’est bien la consommation de médicaments. Aussi, en 2012, quelque 175.500 tonnes de médicaments ont été vendus en France, dont environ 5.500 tonnes dédiées aux animaux d’élevages. Ce tonnage de chimie pharmaceutique fait de la France la première consommatrice de médicaments en Europe. Cette consommation est à l’origine d’une contamination de la ressource en eau potable. l’Eau ce bienfait de la vie.

Les rares études existantes relèvent trois grandes familles de molécules dans les eaux de surface :

  • Les oestroprogestatifs (pilules contraceptives),
  • Les tranquillisants (les Français sont les premiers consommateurs d’antidépresseurs au monde),
  • Les anticancéreux.

Pensez donc à ramener vos médicaments non utilisés ou périmés en pharmacie, ne les jetez pas n’importe où. Protéger l’eau, c’est protéger la vie. N’oublions pas que nous sommes, à plus de 80%, constitué d’eau.

Si on parlait de l’eau !

Certains autres éléments sont régulièrement pointés du doigt, comme le calcaire, les résidus d’hormones, les nitrates, les pesticides, l’aluminium, le plomb ou le chlore. On retrouve certaines de ces substances dans l’eau du robinet, et parfois aussi dans l’eau en bouteille, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années. Un bilan dressé en 2014 par le ministère de l’Environnement sur l’état chimique des eaux dresse un triste constat : « à peine 50 % des eaux continentales de surface seraient en bon état chimique, pour les deux tiers dont l’état est connu  –  Le taux est à peu près le même pour les eaux des estuaires – Les eaux souterraines et de mer vont un peu mieux… »

L’ONG Générations futures relève la présence de pesticides perturbateurs endocriniens aussi bien dans nos canalisations que dans les rivières et les nappes phréatiques. L’ONG n’a pas effectué d’analyses mais s’appuie sur les données de trois études gouvernementales sur l’eau du robinet, les eaux souterraines et les eaux de surfaces, croisées avec la liste des perturbateurs endocriniens dénombrés dans la base TEDX du site de référence en la matière, Endocrinedisruption.org.

Résultat, 73% des pesticides les plus mesurés dans les eaux de surface sont des perturbateurs endocriniens « suspects ». Pour les eaux souterraines, et pour l’eau du robinet, ces substances représentent environ la moitié des pesticides les plus présents. Parmi les perturbateurs endocriniens les plus fréquents, on trouve le glyphosate et l’atrazine.

Classé « cancérigène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, le glyphosate (principe actif du Roundup de Monsanto) est l’herbicide le plus utilisé dans les champs en Europe. L’atrazine est une substance active de pesticides qui provoque un grand risque de retard de croissance intra-utérin. en savoir + 

Néanmoins, dans les pays occidentaux, on relève habituellement trois grands risques :

  • Féminisation des caractères sexuels,
  • Résistance aux antibiotiques,
  • Dérèglement du système endocrinien.

Certains autres produits se retrouvent dans l’eau à des concentrations différentes suivant le lieu géographiques et l’usage qui en était fait.

L’aluminium

Il est naturellement présent dans l’eau du robinet de certaines régions. Il peut également provenir des eaux qui ont été traitées chimiquement (eaux de surface essentiellement).

L’aluminium est dangereux, il porte atteinte au système nerveux. Par contre, son effet ne s’est manifesté que dans les cas de forte exposition chronique. Selon l’ANSES (Agence Nationale – française – de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), l’eau ne contribue que très peu à l’apport en aluminium dans notre alimentation. Il provient en grande partie des ustensiles en aluminium qu’on utilise pour cuisiner ou conserver les aliments.

Chris Exley de la Keele University (Staffordshire, UK) affirme être arrivé à une conclusion définitive : l’aluminium joue effectivement un rôle dans le déclin cognitif et établi un lien entre l’exposition à l’aluminium et les risques de développement de la maladie d’Alzheimer.

Le chlore

Le chlore n’est pas présent naturellement dans l’eau, il est ajouté pour garantir une bonne qualité bactériologique pendant toute sa distribution. Seules 4% des eaux du robinet ne sont pas désinfectées au chlore (ou pas désinfectées du tout).

La dose acceptée peut aller jusqu’à 0,25 mg/l de chlore résiduel dans l’eau distribuée (aux USA, la norme est à 4mg/l). L’eau ne présenterait pas d’excès dans 90% des cas. En fonction des captages et des distributeurs, l’eau est plus ou moins chlorée, et souvent plus que moins : certains vont jouer la sécurité quitte à ce que l’eau ait une odeur de chlore prononcée, d’autres seront plus légers sur les quantités injectées.

Le chlore en lui-même s’évapore très facilement. Mais en contact avec les matières organiques de l’eau (bactéries.. etc.), il se transforme en substances (THM) suspectées d’être cancérigènes. Ces substances sont reprises dans les paramètres de qualité à respecter impérativement par l’eau distribuée. L’OMS précise cependant que l’on est exposé à ces substances autant par la nourriture que par l’air intérieur des habitations ou par l’eau que l’on boit. Une heure de piscine nous exposerait même à des taux bien plus élevés (100x). Il est d’ailleurs important pour les diabétiques de savoir, qu’une eau chlorée en piscine assèche la peau.

Les normes ont été abaissées ces dernières années. Ces THM sont volatils et diminuent très fortement si l’eau est chauffée ou gardée au frigo pendant 24h. L’eau chlorée conservée au frigo perd effectivement son odeur, mais pas les résidus de chlore.

Une étude sur les femmes ayant eu le cancer du sein, réalisée par des chercheurs de l’Université d’Hartford au Connecticut, a montré que « les femmes ayant un cancer du sein avaient, dans les tissus de leur poitrine, une concentration en composants organochlorés 50% à 60% plus élevée que les femmes sans cancer du sein ».

Voici ce que dit encore le Docteur Richard Passwater (biochimiste de renom) dans Super Nutrition for Healthy Hearts : « l’origine des maladies cardiaques est apparentée à l’origine du cancer. La chloration pourrait très bien être un facteur clé reliant ces deux grandes maladies. Le chlore crée les THM et les haloformes. Ces polluants chimiques puissants peuvent déclencher la production d’excès de radicaux libres dans notre corps. « 

Le magazine 60 millions de consommateurs, dans une étude en partenariat avec l’association « France libertés » publiée en 2013, « pointait plusieurs marques d’eau minérale sans oublier l’eau du robinet. « Entre les rejets dans l’évier, l’excrétion naturelle – je ne vous fais pas un dessin -, et les rejets de l’élevage industriel, ça peut aboutir à ce qu’il y ait une concentration de médicaments, comme le paracétamol ou les médicaments antidiabétiques, dans l’eau que l’on consomme », reconnaît Gérald Kierzek.

DIABETES

Est-ce que quelques verres d’eau rafraîchissante peuvent aider au contrôle de la glycémie ?

Une étude publiée récemment dans le journal Diabetes Care conclut que oui. Les personnes qui boivent deux verres d’eau par jour sont 30 % plus propices d’avoir un taux élevé de glycémie que ceux qui boivent davantage d’eau par jour (1 à 2 litres environ). Cette corrélation semble être causée par une hormone appelée vasopressine, qui aide à régulariser l’hydratation du corps. Le niveau de vasopressine croît lorsqu’une personne est déshydratée. Ceci incite le foie à produire plus de sucre dans le sang.

Le 26 septembre 2016 (journal N°39) – Alternative Santé, nous informe que la nature du sel de fluor additionné à l’eau du robinet a une action sur le risque de diabète de type 2. Alors que l’adjonction de fluorure de calcium (forme présente dans la nature) ou de fluorosilicate de sodium est associée à une réduction du risque, celle de fluorure de sodium est reliée à une augmentation significative du nombre de cas. Donc, même si aujourd’hui le fluorosilicate est le plus employé, il convient pour qui boit principalement l’eau au robinet de se renseigner auprès de son fournisseur afin d’éliminer cette triste éventualité. (K. Fluegge dans Journal of Water and Health, 2016.)

Alors quelles solutions ?

Acheter de l’eau en bouteille ne serait pas une bonne solution encore qu’elle soit la moins mauvaise (c’est pour le moment, celle que je retiens). Elle est coûteuse certes, mais la plupart de ces eaux ne contiennent ni chlore ni aluminium. Les études de l’UFC vous disent tout sur les eaux en bouteille

La seule solution efficace et sûre passe par l’achat d’un appareil à osmose inverse pour la cuisine. L’eau qui en sort est complètement déprogrammée, ce qui est une bonne chose, puisque débarrassée de toutes mémoires toxiques, mais elle serait trop pure, trop déminéralisée. Il suffirait d’y introduire un quartz, ou une cuillère à café d’argile à boire, ou encore de la stocker dans un pot en biocéramique.

Le traitement de l’eau à l’osmose inverse (inventé pour recycler indéfiniment l’eau… même l’urine à bord des vaisseaux spatiaux) protège des additifs toxiques tels que l’aluminium utilisé pour éclaircir l’eau, ou du fluor, qui soit disant protège les dents.

Nous reviendrons sur cette solution dans un prochain article, ou nous évoquerons une méthode de traitement de l’eau prometteuse pour les diabétiques.

Patrick Rossi

 

Quelques Références

 

 

 

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ET SI ON PARLAIT DE L'EAU.
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Les personnes qui boivent deux verres d’eau par jour sont 30 % plus propices d’avoir un taux élevé de glycémie que ceux qui boivent davantage d’eau par jour.
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Diabetes-hebdo.com

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