UN PATCH POUR GUERIR LE DIABETE

Un patch pour guérir du diabète

Une sorte de patch pour oublier le diabète, vous êtes septique ? Alors lisez ce qui suit !

La journaliste belge, Laurence Dardenne a publié en novembre 2012 dans La Libre.be un article intitulé : Tel un patch pour guérir le diabète, et commençait son article par : « Pourrons-nous, un jour, espérer guérir définitivement du diabète ? Rentrer en clinique le matin pour une intervention d’une quinzaine de minutes, se faire implanter un genre de patch sous la peau et ressortir le jour même, guéri. Vu comme ça, on croit rêver. Et pourtant »

« En présentant, vendredi, plusieurs recherches menées dans ce domaine à l’UCL et aux Cliniques universitaires Saint-Luc, des chercheurs ont démontré que, dans diverses voies, des progrès avaient été réalisés notamment par leurs équipes ces dernières années, et que des traitements prometteurs pouvaient légitimement être attendus dans un avenir relativement proche ».

« A quelques jours de la journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre, il s’agit là incontestablement de bonnes nouvelles pour les innombrables patients diabétiques. Leur nombre ne cesse en effet de croître, à raison de 5 % par an, si l’on s’en réfère aux chiffres de la Mutualité chrétienne, selon laquelle les Belges atteints de diabète sont passés en une décennie, soit de 2001 à 2011, de 319 000 à 542 000, un chiffre qui pourrait doubler d’ici vingt ans si l’on n’adopte pas un mode de vie plus sain. Le diabète de type 2, qui représente 80 à 90 % des cas de diabète, peut en effet être évité et combattu en grande partie de cette façon ».

C’est d’une nouvelle technique découverte par le Dr Denis Dufrane dont il était question. C’est au diabète de type 1 (insulino-dépendant) que s’intéresse depuis plusieurs années le Dr Denis Dufrane, responsable de l’Unité de thérapie cellulaire endocrine/Centre de thérapie tissulaire et cellulaire de l’UCL (Cliniques Universitaires St Luc de Bruxelles). Ses travaux portent sur un programme de recherche unique en Europe, la transplantation d’îlots de Langerhans, formés de cellules endocrines capables de synthétiser des hormones comme l’insuline, le glucagon, la somatostatine et le polypeptide pancréatique, représentent 2 à 3 % du pancréas. Guérir le diabète sans médicaments.

Dans les années 70, les premières greffes humaines de ce type avaient donné des résultats assez décevants, peu de patients pouvant se passer d’insuline malgré l’intervention. Le taux d’insulino-indépendance des patients greffés était de 9 %. En 2000, ce taux va passé à 90 % à 15 mois et à 50 % à 3 ans, grâce à un nouveau protocole établi par des chercheurs canadiens d’Edmonton, basé sur la suppression des corticoïdes, une meilleure sélection des receveurs et l’obtention d’îlots de meilleure qualité.

Contrairement à la transplantation de pancréas, qui demeure une intervention exceptionnelle, lourde, réalisée sous anesthésie générale, la transplantation d’îlots de Langerhans, plus confortable pour le patient est réalisée sous anesthésie locale. Le principe est d’injecter des îlots dans le foie via la veine porte avec un traitement antithrombotique.

Cette technique vise à améliorer la qualité de vie du patient avec peu de risques en normalisant la glycémie et en réduisant le risque de pathologie causées par le diabète, qui demeure le principal objectif d’une telle transplantation. Mais il restait un inconvénient à ce type de greffe cellulaire : la prise quotidienne d’immunosuppresseurs, ces médicaments anti-rejet, qui inhibent ou préviennent l’activité du système immunitaire.

Laurence Dardenne ajoute « C’est ici qu’intervient un des intérêts des travaux du Dr Dufrane et de son équipe. Ils ont, en effet, développé un programme de transplantation d’îlots de Langerhans humains encapsulés dans un système monocouche, semblable à un patch, et greffés sous le tissu cutané du patient ». Le chercheur d’expliquer « Cette transplantation permettra de greffer des cellules insulino-sécrétrices sans immunosuppression, dans la mesure où le système monocouche permet aux îlots du donneur d’être séparés physiquement du système immunitaire du receveur ».

Pratiquée sous anesthésie locale, cette intervention dure 10 à 15 minutes. En l’absence de complication, le patient est censé rentrer chez lui 24 heures après l’intervention. « La transplantation d’îlots encapsulés doit être simple, réversible et sûre pour le patient , poursuit le Dr Dufrane. Elle ne doit pas viser l’insulino-indépendance, mais la stabilisation glycémique ».

Cette transplantation dont le coût est estimé à 20 000 €, ne nécessite qu’un donneur pour un receveur. L’Unité de thérapie cellulaire endocrine de Saint-Luc (Belgique) prépare ses propres greffes cellulaires à partir d’un pancréas de donneur décédé. Pour l’heure, seul un patient a pu bénéficier avec succès de ce traitement toujours en phase d’étude clinique. Treize autres, répondant aux indications, figurent sur une liste d’attente.

« Il s’agit de patients diabétiques de type 1, déjà greffés d’un rein ou d’un foie ou ayant subit une autre greffe et de patients à qui nous ne pouvons plus rien proposer d’autre » , explique encore le Dr Denis Dufrane, qui « espère pouvoir proposer cette greffe, d’ici cinq ans, aux patients âgés avec un diabète instable, aux diabétiques jeunes ainsi qu’aux femmes enceintes souffrant de diabète ».

Spécialisé en endocrinologie pédiatrique, le Dr Philippe Lysy de l’UCL, évoque pour sa part, son travail de recherche sur la rémission partielle du diabète de type 1 chez l’enfant, après avoir décrit son activité de recherche fondamentale sur la production de cellules sécrétant de l’insuline à partir de cellules progénitrices provenant du pancréas humain.

Les recherches se poursuivent et permettent de plus en plus d’espérer une solution ou des solutions pour guérir la maladie, pour la plupart des diabétiques. Pour le moment ces techniques coûtent chères, les financements sont loin d’être acquis et de nouvelles études sont indispensables pour conforter le taux de réussite. Mais n’en doutons pas, on avance à grands pas.  Alors, un patch pour guérir, c’est pour bientôt. Guérir le diabète naturellement c’est devenu possible.

Patrick Rossi

Pour lire l’article de Laurence Dardenne en entier c’est ICI

 

 

 

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UN PATCH POUR GUERIR LE DIABETE
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